Farewell, My Lovely

Farewell, My Lovely - Raymond Chandler - Ach! fit la voix d'un ton de regret. C'est impossible. Semaine prochaine, peut-être. Je recarde le lifre.
- Écoutez, laissez donc le lifre. Fous afez le grayon?

- Si. J'ai le numéro de déléphone. Monsieur Marriott - il est malate?
- Eh ben, on ne peut pas dire qu'il soit en train de s'envoyer en l'air.

- C'est vraiment une charmante jeune fille, me disais-je à voix haute tout en conduisant... pour un type qui s'intéresse aux charmantes jeunes filles.
Personne ne répliqua.
- Ce n'est pas mon cas, continuai-je.
Personne n'eut rien à dire là-dessus non plus.

-... J'ai cru comprendre que vous étiez détective privé?
- Oui.
- Je vous trouve très stupide. D'ailleurs vous avez l'air stupide. Vous faites un métier stupide et le but de votre visite est également stupide.
- Autrement dit, je suis stupide. C'est bien ce qu'il m'avait semblé comprendre.

Elle revint avec le verre; ses doigts, refroidis par le contact de la glace, touchèrent les miens; je les retins un instant puis les relâchai lentement comme on laisse échapper un rêve lorsque le soleil, en inondant votre visage, vous réveille et vous arrache à une vallée enchantée.

Il poussa vers moi sa tasse vide et je la remplis. Ses yeux scrutaient mon visage, trait par trait, pore par pore, comme Sherlock Holmes avec sa loupe.